Sur la montagne…

Petit guide
à l’attention des parents.

Bien chers amis,

Chacun de nous a fait l’expérience du bienfait incomparable pour notre vie chrétienne d’une lecture quotidienne de la Parole de Dieu. La totalité des biographies de grands hommes de Dieu que nous avons pu lire mentionne que ceux-ci réservaient les premières heures du jour à leur Maître.
Le mode de vie actuel ne favorise pas ces moments, la plupart de nos enfants se couchent tard et aiment faire la "grasse matinée". Mais ne pouvons-nous pas quand-même les mettre devant ce DEFI ? Une autre raison pour laquelle nous proposons de faire cette lecture le matin est qu’il serait extrêmement dommageable qu’elle vienne court-circuiter la lecture du soir faite en famille, si capitale et fondatrice.

Le but de "sur la montagne" est donc de donner l’habitude à nos enfants de réserver un petit moment chaque matin pour lire la Bible.
Ce temps de lecture n’excède pas trois minutes pour un enfant de fin de CP sans problème majeur de lecture. Avec le recueillement qui précède et la prière qui suit, nous pensons qu’en cinq minutes un enfant pourra avoir un précieux contact avec son Seigneur. Ce minutage est important – même s’il peut paraître choquant pour ce genre de chose – pour deux raisons simples : d’une part, il faut tenir compte du temps de concentration d’un enfant entre 6 et 9 ans, et d’autre part, nous devons être réalistes face au temps dont on dispose le matin…

Cette petite lecture journalière n’est pas un cours ou un support d’enseignement biblique. C’est un guide d’apprentissage à la méditation personnelle. Un ou deux versets simples sont recopiés, l’enfant n’a donc aucune recherche fastidieuse à faire dans sa Bible. Ces versets sont suivis d’un commentaire. À partir de là, les critiques sont permises… Ce commentaire est conçu de manière à expliquer le passage s’il y en a lieu, mais surtout à rechercher quelque chose de direct, simple et pratique que l’on puisse éprouver dans la journée. L’idéal serait que le commentaire soit suffisamment simple pour que l’enfant puisse se l’approprier, puisse penser que c’est lui qui l’a écrit et… puisse l’écrire ! Que l’enfant prenne l’habitude d’entendre la Parole lui parler, puis de la mettre en pratique, en commençant par les choses les plus concrètes.

A la fin de chaque commentaire se trouve une prière. Nous n’avons pas l’habitude d’écrire nos prières. C’est regrettable et lorsque les disciples ont demandé au Seigneur "Apprends nous à prier", le Seigneur leur a donné les mots exacts d’une prière que l’Esprit Saint a soigneusement consignés à deux reprises dans les évangiles. Il nous semble donc important de montrer aux enfants que la prière n’est pas une vaine redite, mais quelque chose de réfléchi, de mûri et qui doit se baser sur ce que Dieu nous révèle. Est-ce la peine de préciser que la proposition faite n’est pas obligatoire et encore moins exhaustive ?

Par ailleurs, nous serons tous d’accord pour convenir que toute la meilleure volonté, même associée à la plus grande discipline, ne nous approchera jamais du Seigneur. Lui seul peut se révéler à nous. C’est pour cela qu’il faut également engager nos enfants à se recueillir avant la lecture et à lui demander de leur ouvrir le cœur, l’intelligence et la mémoire.

Il nous reste un dernier point très délicat à aborder. Votre rôle dans tout cela… Premièrement, sans prière, ce projet est voué à l’échec : le diable va certainement réagir… Par ailleurs, il nous semble que le but étant de mettre nos enfants en relation avec le Seigneur, il faut être aussi discret que possible et ne pas en faire une obligation. Mais ne pourrait-on pas s’arranger pour que, chaque matin, ce petit texte soit bien en vue dans un endroit fréquenté par l’enfant à son réveil, et qui soit propice à ce genre de moment ?

Dur ? Très dur ! Mais le but n’en vaut-il pas la peine ?
Finalement, pour qui le défi sera-t-il le plus grand ?
Pour nos enfants qui devront faire l’effort ?
Pour nous, parents, qui devrons les accompagner ?
Pour le Seigneur qui ne permettra pas que sa parole revienne à lui sans effet ?
Ayons l’assurance qu’il opère en chacun de nous, petits et grands, le vouloir et le faire selon son bon plaisir.

Avec toute notre affection.

David et Anne-Laure